Il semblerait que d'obscurs sales ourdissent un complot.
Tu as remarqué comme ourdir s'accorde avec sale ?
Non, évidement ...
Toi lecteur, tu ne remarques rien à priori ; il faut que je te mette les points sur le nez, le cul sur la chaise, la cuillère dans le café ...
En fait, il faut que je te fasse tout du sol au plafond sans que tu ne bouges le cul de ton fauteuil.
Lecteur,
Es tu réellement vivant ou seulement lecteur mécanique à débiter en bande ?
Un simple perroquet, beau parleur s'il en est, alimenté en graine par les petits et grands facteurs ?
Et oui, tu ne le savais pas, mais chaque seconde où tu me lis, tu es un peu plus à moi, c'est d'ailleurs pour ça qu'aujourd'hui je me cache ici.
Je suis las de toi lecteur, las de t'inventer, las de te tirer, sans que tu ne veuilles un peu participer, toi aussi, à l'écriture.
Je te quitte parce que je t'aime. Je t'aime donc je te quitte. C'est notre histoire à partir d'aujourd'hui.
Non, ne te rebelles pas, s'il te plait.
Tu sais ce qu'on dit : "un(e) de perdu(e), dix retrouvé(e)s" et cela est, ma foi vrai. Devant, mille se pressent pour me remplacer. Ils attendent mon départ depuis des années, certains même, depuis qu'ils sont nés.
Ils veulent leur part de pouvoir, ils veulent eux aussi accéder au verbe. De leur ignobles désirs ils me couvrent, m'insultent, me pousseraient à la tombe ...
Mais qu'ils y aillent !
Qu'ils la prennent la place, qu'ils connaissent les plaisirs de ta possession, de ta pénétration, de ta perversion ...
Oui, tu es femme, lecteur, tu es femme et ... tu ne le savais pas.
Tu remarqueras, je ne te le dis pas directement, je le dis ici en confession, dans cet antre de l'obscure lumière où personne ne vient que ceux qui n'écrivent plus, sauf bien sur, pour eux-même.
Allez, adieu lecteur, je regretterais tes larmes, tes multiples éclats de rires, tes élans de colère, tout ce qui nourrissait mon être. Mais je ne veux plus te faire l'amour à ce point, tu es trop loin, trop distant, trop ... oui, tu es trop moi.
samedi 4 juillet 2009
jeudi 2 juillet 2009
L'appel du Muezzin
Il y avait du y avoir l'ascenseur
Pour aller à l'envers de l'odeur
Elle aurait du être à l'auteur
Pour qu'il vous ramone le cœur.
Enfin c'est ce que disait mon ramoneur.
Il s'y connaît mon ramoneur
C'est lui qui nous nettoie les peurs
A l'hérisson ou à l'aspirateur
Et avec ça toujours à l'heure.
Enfin c'est ce que disait ma petite sœur.
Elle s'y connaît ma petite sœur
C'est elle qui se tape les ramoneurs
Dans sa maison et même ailleurs
Et avec ça même le laveur.
Enfin, c'est ce que disait le doux rêveur
Il s'y connaît, le doux rêveur
Celui qui paie tous ses quart d'heure
De la petite sœur et d'ses consœurs
Et avec ça quelques quelques quelques
Enfin, quelque chose quoi, vous savez bien !
QUELQUE CHOSE QUOI !
Une chose que l'on vous dit au derrière.
Comme quoi les fesses aussi
Devraient s'laisser pousser des oreilles
Pas celles des murs en pierre.
De belles oreilles où j'irais fourrer mon habile
Lécher la calme lueur des cygnes
User du son que l'on dit au muet
Enfin, c'est c'que m'disait le muezzin
Oui, je sais, il est un peu déjanté le muezzin,
Mais chacun son métier,
Le sien, c'est de me faire chanter
Le mien, de vous faire délirer ...
Pour aller à l'envers de l'odeur
Elle aurait du être à l'auteur
Pour qu'il vous ramone le cœur.
Enfin c'est ce que disait mon ramoneur.
Il s'y connaît mon ramoneur
C'est lui qui nous nettoie les peurs
A l'hérisson ou à l'aspirateur
Et avec ça toujours à l'heure.
Enfin c'est ce que disait ma petite sœur.
Elle s'y connaît ma petite sœur
C'est elle qui se tape les ramoneurs
Dans sa maison et même ailleurs
Et avec ça même le laveur.
Enfin, c'est ce que disait le doux rêveur
Il s'y connaît, le doux rêveur
Celui qui paie tous ses quart d'heure
De la petite sœur et d'ses consœurs
Et avec ça quelques quelques quelques
Enfin, quelque chose quoi, vous savez bien !
QUELQUE CHOSE QUOI !
Une chose que l'on vous dit au derrière.
Comme quoi les fesses aussi
Devraient s'laisser pousser des oreilles
Pas celles des murs en pierre.
De belles oreilles où j'irais fourrer mon habile
Lécher la calme lueur des cygnes
User du son que l'on dit au muet
Enfin, c'est c'que m'disait le muezzin
Oui, je sais, il est un peu déjanté le muezzin,
Mais chacun son métier,
Le sien, c'est de me faire chanter
Le mien, de vous faire délirer ...
mercredi 1 juillet 2009
Merci
Pour les plus beaux et les pires moments de ma vie.
Parce que grâce à toi, j'ai appris que le paradis et l'enfer existent partout,
Il suffit de vouloir les trouver.
Parce que grâce à toi, j'ai appris que le paradis et l'enfer existent partout,
Il suffit de vouloir les trouver.
vendredi 26 juin 2009
Solution à gueuses
Ce béant qui s'agite a soif de sens neuf
Tente de se défaire d'un sang qui sent la mort.
Quand le grand con nous perd les enfants de l'amor
Ailleurs il veut couler de ce mâle du n'oeuf.
Tente de se défaire d'un sang qui sent la mort.
Quand le grand con nous perd les enfants de l'amor
Ailleurs il veut couler de ce mâle du n'oeuf.
dimanche 21 juin 2009
Le vrai
L'oeuvré n'a jamais que le choix de ses désirs et de la façon dont il vit le processus de leur réalisation.
Quand l'âme son
S'offre en poison,
L'œuvré chasseur,
Luit, touche au cœur.
La guerre des feux
Dans un monde chancelant d'avoir trop évalué à l'aune du dépossédant, le plaisir d'offrir et de recevoir sont comme autant d'étincelles d'espoir fragiles et précieuses à préserver de toute impureté.
samedi 20 juin 2009
Peau éthique
La poésie, c'est comme l'amour, ça ne se vend pas, sauf quand on a faim, sinon c'est pire que d'la prostitution : La pute, elle, ne vend que son corps ...
Ce n'est pas comme si j'avais qlq chose contre les putains, mais plutôt contre un genre de poésie dite "commerciale".
La poésie n'est pas un métier, c'est un état.
Un vrai poète ne se vend pas, il se donne et accepte de recevoir ..
Un poème ouvragé pourrait se vendre partiellement.
Un poème ouvragé, c'est à la fois du coeur et de la sueur
La lecture d'un poème pourrait se vendre...
Un poème lu, c'est du temps, un travail de lecteur.
Un poème simple, un vrai poème brut, c'est ce que l'on est vraiment.
Comment peut-on vendre ce que l'on est ?
C'est une impossibilité, un vol, une escroquerie ou tout simplement, ce n'est pas de la poésie ...
Ce qui pourrait se vendre, ce sont des histoires, des contes, des mythes, toutes ces choses inventées pour enchanter le monde.
Et encore, un monde enchanté, qui se vend ça fait du Walt Disney ...
Disons qu'à défaut de se vendre, il pourrait faire vivre.
Mais la vraie poésie, ce n'est pas une histoire, c'est l'âme du poète.
Pourquoi alors, ne pas vendre non plus un tableau, une musique, une sculpture, une danse ?
Pourquoi la poésie et pas tout ces arts là ?
Eh bien, la poésie ce sont juste les mots, ce qu'il y a de plus prêt du verbe sans les artifices de l'ego, la perversion du temps.
Ce n'est pas comme si j'avais qlq chose contre les putains, mais plutôt contre un genre de poésie dite "commerciale".
La poésie n'est pas un métier, c'est un état.
Un vrai poète ne se vend pas, il se donne et accepte de recevoir ..
Un poème ouvragé pourrait se vendre partiellement.
Un poème ouvragé, c'est à la fois du coeur et de la sueur
La lecture d'un poème pourrait se vendre...
Un poème lu, c'est du temps, un travail de lecteur.
Un poème simple, un vrai poème brut, c'est ce que l'on est vraiment.
Comment peut-on vendre ce que l'on est ?
C'est une impossibilité, un vol, une escroquerie ou tout simplement, ce n'est pas de la poésie ...
Ce qui pourrait se vendre, ce sont des histoires, des contes, des mythes, toutes ces choses inventées pour enchanter le monde.
Et encore, un monde enchanté, qui se vend ça fait du Walt Disney ...
Disons qu'à défaut de se vendre, il pourrait faire vivre.
Mais la vraie poésie, ce n'est pas une histoire, c'est l'âme du poète.
Pourquoi alors, ne pas vendre non plus un tableau, une musique, une sculpture, une danse ?
Pourquoi la poésie et pas tout ces arts là ?
Eh bien, la poésie ce sont juste les mots, ce qu'il y a de plus prêt du verbe sans les artifices de l'ego, la perversion du temps.
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