jeudi 16 juillet 2009

Le langage porte (de) notre mode de fonctionnement

Les élites ont toujours eu en tête de garder leurs positions, ce qui implique un ensemble de techniques de manipulation de masse plus ou moins assumées/contestables selon qu'elles sont un rouage permanent du système ou favorisées ponctuellement.

Ce sont des faits que l'on peut essayer de discuter, mais dont "l'art" prend racine à travers l'histoire, s'est affiné au cours des siècles et diversifié selon les civilisations.

Une des techniques de manipulation les plus pernicieuses, consiste dans l'utilisation d'un langage où la violence prédomine, où les mots et les expressions des interlocuteurs entretiennent un rapport basé sur un duel sous-jacent empli de valorisations et de jugements.

Une autre de ces techniques consiste à décharger de leurs responsabilités les utilisateurs, vous et moi, des pratiques auto-mutilantes dudit langage en la faisant porter sur des minorités - groupuscules élitistes intemporels, mouvements alternatifs, exclus sociaux, ... - chargées de répandre les maux/mots sur terre.

Bien entendu, il n'est pas question pour moi de reporter la faute sur qui que ce soit, élite ou masse travailleuse, mais de porter l'attention sur ce fait :

La façon que nous avons d'utiliser notre langage nous programme aussi efficacement que le fait un programme d'ordinateur.

Celui ou celle qui veut parler en utilisant les richesses libératrices de son patrimoine plutôt que les contraintes d'un passé dominateur devra souvent prendre soin de la façon que nous avons de communiquer/d'échanger n'instaure les racines de ce qui nous construit/détruit.

Face à ce constat, l'époque contemporaine me semble fournir deux approches différentes (ou complémentaires ?) mises à jour toutes deux dans les années 1970 :
  • La mise au point par l'école de Palo Alto de la célèbre PNL - Programmation Neuro Linguistique - qui s'attache plutôt à fournir les moyens pour satisfaire les besoins des individus qui la mettent en œuvre.

  • La formulation moderne d'une pratique très ancienne, appelée CNV - Communication Non Violente ou Communication Nouvelle et Vivante - par son théoricien moderne M. Marshall B. Rosenberg,- qui elle met plutôt l'accent sur la découverte et la satisfaction des besoins grâce à ce qu'en révèle l'échange.
Concernant la PNL, elle fut utilisée à l'origine pour fournir à un thérapeute compétent une méthodologie pour aider le patient à se "dé/reprogrammer". La séduction de son efficacité pratique a fait le succès de la PNL auprès des professionnels de la communication professionnelle, des responsables des ressources humaines et des spécialistes du développement personnel. Pour autant, la diffusion à grande échelle de ces méthodes sans l'éthique et la compétence des thérapeutes originels - peut, au vue de constats personnels - générer des effets pervers allant même à l'encontre de l'intérêt de ses utilisateurs : changer sans connaitre la nature profonde de son désir de changement peut se révéler catastrophique.

L'utilisation de la CNV, quand à elle, est une pratique plusieurs fois millénaire basée sur l'observation du comportement de modèles humains comme Gandhi, Martin Luther King ou même Jésus Christ. Bien entendu, la CNV n'a pas pour ambition de vous transformer en une de ses personnes hautement symboliques, mais de vous permettre d'accorder votre réalité quotidienne de façon à être plus en phase avec votre nature profonde jugée ni "bonne", ni "mauvaise", mais "vraie". La CNV se résume à l'application de quelques règles très simples à retenir et même si elle peut-être très efficace dans la résolution de conflit, c'est surtout votre investissement personnel à long terme qui se révèlera positif.


Diffusion ultérieure à cette publication :
Sélection agoravox du 17 juillet 2009 à la rubrique "tribune libre".

samedi 11 juillet 2009

Le grand charcutier du chorazon

Il parait,
Enfin c'est c'qu'on dit,
Il parait.
Mais de nos jours, il faut s'méfier, de c'qui parait.
Donc, je disais,
Il parait que le bourreau des coeurs,
Le grand charcutier du chorazon,
Il va s'armer.
J'ai entendu cela l'autre jour
Un jour où il pleuvait dans mon p'tit intérieur.
Oui, parce qu'il faut que je vous dise : il pleut chez moi
De grosse et belles armes de pleurs.
Touchant, n'est-ce pas ?
Enfin, donc, ce jour là, ce jour où mon soleil était parti se divertir, p'têtre vers chez toi d'ailleurs, peut-être ou peut-être pas ...
Donc, ce jour là, j'ai entendu JeAnne d'Arc.
Mon Dieu, qu'elle était belle,
Mon Dieu, elle était belle à perdre son pucelage sur le champ, ou même sur le divan,
Comment vous dites ? - "Sur le Mont-Blanc ?"
Oui, c'était cela : même sur le Mont-Blanc !
Donc, la demoiselle, qui était belle ainsi - nue sur le Mont-Blanc - s'approcha de moi et murmura en regardant dans mon oreille :
"Il vient,
Il est là,
Il te prendra,
Toi et les tiens et tout ceux que tu lui opposeras "
J'étais là,
coit,béat,abasourdi, anéanti, déchiré, foudroyé, étonné, PUTAIN DE NOM DE DIEU !
J'étais là et je bougeais pas.
T'imagines un peu ?
J'étais là, elle devant moi, moi devant elle à une pointe de sein dressé et j'bougeais pas !
J'ai du rester comme ça à parler de tout et puis de rien, à faire comme si de rien était ...

J'ai du rester pendant des heures à dire n'importe quoi alors que, alors que, alors que ...
"ALORS QUE QUOI ?"

Tu vois, même à toi je peux pas le dire !
Et si je peux pas le dire, c'est que MON SILENCE HURLE, encore plus fort que moi.

Et même tu vois, là je crois que je vais aller me taire ailleurs : Je me tairais mieux.

samedi 4 juillet 2009

Le point sur l'ainé

Il semblerait que d'obscurs sales ourdissent un complot.

Tu as remarqué comme ourdir s'accorde avec sale ?
Non, évidement ...
Toi lecteur, tu ne remarques rien à priori ; il faut que je te mette les points sur le nez, le cul sur la chaise, la cuillère dans le café ...
En fait, il faut que je te fasse tout du sol au plafond sans que tu ne bouges le cul de ton fauteuil.

Lecteur,
Es tu réellement vivant ou seulement lecteur mécanique à débiter en bande ?
Un simple perroquet, beau parleur s'il en est, alimenté en graine par les petits et grands facteurs ?
Et oui, tu ne le savais pas, mais chaque seconde où tu me lis, tu es un peu plus à moi, c'est d'ailleurs pour ça qu'aujourd'hui je me cache ici.
Je suis las de toi lecteur, las de t'inventer, las de te tirer, sans que tu ne veuilles un peu participer, toi aussi, à l'écriture.
Je te quitte parce que je t'aime. Je t'aime donc je te quitte. C'est notre histoire à partir d'aujourd'hui.

Non, ne te rebelles pas, s'il te plait.
Tu sais ce qu'on dit : "un(e) de perdu(e), dix retrouvé(e)s" et cela est, ma foi vrai. Devant, mille se pressent pour me remplacer. Ils attendent mon départ depuis des années, certains même, depuis qu'ils sont nés.
Ils veulent leur part de pouvoir, ils veulent eux aussi accéder au verbe. De leur ignobles désirs ils me couvrent, m'insultent, me pousseraient à la tombe ...
Mais qu'ils y aillent !
Qu'ils la prennent la place, qu'ils connaissent les plaisirs de ta possession, de ta pénétration, de ta perversion ...
Oui, tu es femme, lecteur, tu es femme et ... tu ne le savais pas.

Tu remarqueras, je ne te le dis pas directement, je le dis ici en confession, dans cet antre de l'obscure lumière où personne ne vient que ceux qui n'écrivent plus, sauf bien sur, pour eux-même.

Allez, adieu lecteur, je regretterais tes larmes, tes multiples éclats de rires, tes élans de colère, tout ce qui nourrissait mon être. Mais je ne veux plus te faire l'amour à ce point, tu es trop loin, trop distant, trop ... oui, tu es trop moi.

jeudi 2 juillet 2009

L'appel du Muezzin

Il y avait du y avoir l'ascenseur
Pour aller à l'envers de l'odeur
Elle aurait du être à l'auteur
Pour qu'il vous ramone le coeur.

Enfin c'est ce que disait mon ramoneur.

Il s'y connait mon ramoneur
C'est lui qui nous nettoie les coeurs
A l'hérisson ou à l'aspirateur
Et avec ça toujours à l'heure.

Enfin c'est ce que disait ma petite soeur.

Elle s'y connait ma petite soeur
C'est elle qui se tape les ramoneurs
Dans sa maison et même ailleurs
Et avec ça même le laveur.

Enfin, c'est ce que disait le doux rêveur

Il s'y connait, le doux rêveur
Celui qui paie tous ses quart d'heure
De la petite soeur et d'ses consoeurs
Et avec ça quelques quelques quelques

Enfin, quelque chose quoi, vous savez bien !

QUELQUE CHOSE QUOI !

Une chose que l'on vous dit au derrière.

Comme quoi les fesses aussi
Devraient s'laisser pousser des oreilles
Pas celles des murs en pierre.
De belles oreilles où j'irais fourer mon habile
Lêcher la calme lueur des cygnes
User du son que l'on dit au muet

Enfin, c'est c'que m'disait le muezzin

Oui, je sais, il est un peu déjanté le muezzin,
Mais chacun son métier,
Le sien, c'est de me faire chanter
Le mien, de vous faire délirer ...

mercredi 1 juillet 2009

Merci

Pour les plus beaux et les pires moments de ma vie.

Parce que grâce à toi, j'ai appris que le paradis et l'enfer existent partout,

Il suffit de vouloir les trouver.




  


vendredi 26 juin 2009

Solution à gueuses

Ce béant qui s'agite a soif de sens neuf
Tente de se défaire d'un sang qui sent la mort.
Quand le grand con nous perd les enfants de l'amor
Ailleurs il veut couler de ce mâle du n'oeuf.

dimanche 21 juin 2009

Le vrai

L'oeuvré n'a jamais que le choix de ses désirs et de la façon dont il vit le processus de leur réalisation.

Quand l'âme son
S'offre en poison,
L'oeuvré chasseur,
Luit, touche au coeur.