samedi 7 novembre 2009

Innocent au pays du con-sommateur

L'innocent est rare au pays du con-sommateur :

Qui désire les biens du puissant perd innocence et virginité pour pas cher.

ET

Qui peste contre les puissants souvent oublient qu'ils sont nourris par des con(s-)forts bien élevés.

jeudi 5 novembre 2009

Déperversion

def - Action d'extraire la perversion

ex :

Il faut rendre à César ce qui lui appartient

Donne :

Il faut prendre à ces Arts
Ce qui luit n'appartient pas ...

ndla : Et pour la petite histoire - le pervers.

L oubli

Ces eaux qui nourrissent la vie,
Nous les jetons sans aucun prix.
Ce qui est don n'est pas gratuit
C'est souvent que le con l'oubli.

La chasse est ouverte

Accepta de bouffer la merde
A un moment voulu tout rendre
Puis s'étonnant de sa courante
Renacla à tirer la chiasse

Clair obscur

Chacun peut sombrer dans l'amour, la haine ou la tristesse

Il n'en sombre pas moins ...

dimanche 1 novembre 2009

Le livre de bord


Deux mois, oui, deux mois, c'est cela.
Soixante jours qui avaient du passer sans que je n'ai pu distinguer le matin ou le soir.
Il était mort et ma vie s'était mise entre parenthèses.
Mon corps avait bougé et je l'avais regardé faire sans en être autrement étonné.
Je me suis réveillé, quand il fallut ranger ses affaires.
Souvent, c'est à ces moments là de se dire "c'est drôle tout ce qu'on peut garder comme petites choses inutiles".
Lui c'était différent, il n'y avait rien. C'était comme si tout ce qui avait constitué sa vie avait fuit le navire dans les moments qui avaient précédé le naufrage en ne laissant que le livre de bord.
J'ai commencé à lire un peu machinalement, sans bien voir autre chose que de longs signes noirs. Il écrivait ainsi, sans s'arrêter, comme si sa pensée était d'une seule traite, sans autre faille que la page à tourner.
J'ai commencé à lire et là, tout doucement, progressivement, j'ai entendu sa voix ...

Le bon diable

Ce matin, le diable a sonné à ma porte.

"Je ne viendrais plus vous tourmenter" déclara-t-il d'un air affable.

"Voilà, j'ai reçu une nouvelle affectation, eu égard à mes bons et loyaux services : vous avez été reconnu apte à vous passer de moi".

Le bougre avait l'air si sincère, que je m'empressais de le croire et déjà,
d'objecter à ce choix.

"Mon bon diable, s'il vous plait restez ...
Si vous partez, à qui vais-je pouvoir attribuer mon sort ?
C'est une torture que vous m'infligez là !"

Le bon diable me regarda, narquois, se tourna et s'en fut, sur de n'avoir pas démérité en me laissant son petit cadeau de départ.