dimanche 10 mai 2009

Dix heures sonnent au clocher

10 heures sonnent au clocher.

Le glas de ma nuit sonne et frappe, d'une sourde lueur, mon esprit clairsemé.

Tu n'as encore rien dit ?

Les mots enchevêtres n'ont pas voulu franchir l'aune de ta pensée ?

Pourtant, tout est là. Tout, et à la fois plus rien.

Je vide ce corps de ce qui l'alourdit, j'écoute la nuit marquer son pas léger.

Qui es-tu ce soir ?

Une âme qui s'enfuit ? - ou t'endors-tu déjà ?

Je t'interroge encore.

Non, je n'interroge pas, j'écoute.

Je t'écoute silence.

Parle moi, silence, dis moi les mots sans bruit.

Dis moi ceux qui ont fuit.

Dis moi, étaient-ils blancs, noirs ou même gris ?

Étaient-ils si différents de moi ?

Dis moi silence, parle moi, parle moi de ces matins fleuris, de ces champs maculés de rosée.

Tu sais, lorsque j'étais assis auprès de toi et que tu me disais :

Combien j'étais joli.

2 commentaires:

Olivia a dit…

Combien?

Céline Bisson a dit…

Le silence est sourd...je reste muette...ce joli poème m'en-chante...