dimanche 11 octobre 2009

Les chiens abandonnés

Ils s'accrochent à la vie
Comme un mort s'appliquerait à défendre son dernier os
Ils s'accrochent
N'ouvrant la bouche que pour aboyer leur crainte du passant.

"GRRRrrrr, Ne t'approche pas ou je te mord !"

Ils s'accrochent et suivent le passant
Ils ne peuvent s'en empêcher
Ils voient bien que leur os est bientôt fini
Alors ils grognent,
et ils s'accrochent
Au passant
Le seul être qu'ils voient encore passer
à proximité.

Les vies dancent Breton

Trois moins deux font quatre,

Car ?

samedi 10 octobre 2009

Dance grenouille (Odes au cornu)

Quel vent vous mène,
Dame, Quel vent ?
C'est le vent du cornu, Bon sir
Bon sir, Oh bien l'Bonsoir,
Prendrez ce qu'il m'en donnera
Pendrons ce qu'il nous payera.



Quel vent vous mène, Dame, Quel vent ?
C'est le vent du crochu, Bon loir
Bon loir, au bon vouloir
Tenez pour vous, cette soeurette
Dites pour elle, la girouette

Farce Perdue, cornouille, Farce perdue
Ce soir, point d'épargné
Le fils orné n'est pas venu !

Repasserons, Dame, repasserons
Au vent d'automne
Au pis, dance grenouille ...

vendredi 9 octobre 2009

mardi 6 octobre 2009

L aime à point

En fait, je l'aimerais à point
à pois aussi et même,
que je l'aimerais à rayure
Dans l'encoignure
Le placard à chaussure
En la lecture de son com
À la petite saison d'automne
Dans une jolie maison bretonne
Ou la petite crique de foin
Dans tout ce qu'elle me mitonne
Ou ce frisson qu'elle me frissonne
À l'embouchure d'une consonne
Parfois, même dans une voyelle
Dans sa voyelle de danse pour elle
En jouant à trouver ses ailes
dans ces m qui sentent melle
Une vilaine odeur de son sans elle
À la virgule de son horizon
Dans la moiteur de sa toison
Cuite à la poêle avec lardons
Ou sous sa douche en filets mignons
Bien frite avec mes oignons
En robe de chambre
En tenue d'ève
Ou de saison
En fée de joie, immaculée de soi
je l'aimerai même
Quand elle ne m'aima point.

samedi 3 octobre 2009

AnàëL

Son beau regard distant
Semblait naître d'un rêve
C'était le mien, je crois
Et L m'ouvrit les yeux ...

jeudi 1 octobre 2009

Je ne suis pas humain ... JE SUIS



Parler d'humanité est un non sens.
L'être humain standard n'existe pas
A peine peut-on parler d'humain biologique.
Comme si l'on pouvait réduire l'humain à sa biologie,
Le contenu au contenant.
L'être humain, c'est tout et rien à la fois
une mouche, un cloporte, un loup, un cafard,
un ange, une fourmi, un agneau, ...
Les seuls êtres à peu près humains que j'ai connu
Ce n'étaient pas des hommes ...
C'étaient des femmes.

Parler d'humanité est une ineptie.
Le cerveau ça peut produire n'importe quoi
Un n'importe quoi qui va
du sans consistance à l'extrême rigidité.
Un n'importe quoi qui va
de l'abruti congénital jusqu'au génie paranoïaque
Un n'importe quoi qui va
du fou le plus enchainé à l'esclave le plus serein
Et on ne peut qualifier n'importe quoi
Sans devenir soi-même un non-sens.

L'être humain n'existe pas
L'humanité n'est pas réductible
C'est un concept abstrait
Une convenance acceptée, car elle nous protège de l'extérieur.
Une convenance acceptée,
Comme le fait d'appartenir à un groupe
permet aux membres de s'y développer en s'y sentant protégé
Comme le fait d'être d'une nation
permet aux habitants d'un pays de se protéger des étrangers.
Et se protéger par l'humanité ne rend pas libre
C'est une façon de s'y asservir.

Je ne suis pas humain : JE SUIS !