dimanche 29 novembre 2009
samedi 28 novembre 2009
Le petit monstre
Elle profita d'un rêve pour s'approcher.
Sans doute pour se protéger, elle se présenta à moi sous un aspect particulièrement laid.
L'horrible face rose, qu'elle avait choisi d'habiter, articula timidement la question qui semblait la tenailler depuis des mois : "Et que se passera-t-il, si nous le faisons ?".
Ce n'était pas non plus sa voix habituelle, mais celle d'une âme recroquevillée par la peur.
Pour toute réponse j'embrassais à pleine bouche celle qui si longtemps avait tenté de se fuir.
Surpris, le petit monstre s'échappa dans un nuage d'encre noir sans que je puisse constater si ma réaction l'avait, enfin, satisfait.
Sans doute pour se protéger, elle se présenta à moi sous un aspect particulièrement laid.
L'horrible face rose, qu'elle avait choisi d'habiter, articula timidement la question qui semblait la tenailler depuis des mois : "Et que se passera-t-il, si nous le faisons ?".
Ce n'était pas non plus sa voix habituelle, mais celle d'une âme recroquevillée par la peur.
Pour toute réponse j'embrassais à pleine bouche celle qui si longtemps avait tenté de se fuir.
Surpris, le petit monstre s'échappa dans un nuage d'encre noir sans que je puisse constater si ma réaction l'avait, enfin, satisfait.
En vie de toi
Je touche tes lèvres
J'envahis tes cheveux
Je caresse ton ventre
Je suce tes dix doigts
J'embrasse ton cou
Je love tes courbes
Je tambourine tes fesses
Je dévore tes hanches
Je lèche tes dents
Je mordille ton lobe
Je sussure à tes seins
Je tartine ton sexe
Je langue ton nombril
Je cambre tes reins
J'explore ta forêt
J'effleure tes joues
Je fouille tes paumes
Je respire ta peau
J'aspire ta nuque
Je masse tes cuisses
Je palpe tes muscles
Je bois à ta liqueur
J'engloutis ton néant
J'entrave ta vague
Je parcours ton sillon
Je délivre tes sons
Je noie ton abandon
Je te donne mes mots
Je te serre à la taille
Je roule ta position
Je souffle mon air chaud
au creux de ton désir
...
J'envahis tes cheveux
Je caresse ton ventre
Je suce tes dix doigts
J'embrasse ton cou
Je love tes courbes
Je tambourine tes fesses
Je dévore tes hanches
Je lèche tes dents
Je mordille ton lobe
Je sussure à tes seins
Je tartine ton sexe
Je langue ton nombril
Je cambre tes reins
J'explore ta forêt
J'effleure tes joues
Je fouille tes paumes
Je respire ta peau
J'aspire ta nuque
Je masse tes cuisses
Je palpe tes muscles
Je bois à ta liqueur
J'engloutis ton néant
J'entrave ta vague
Je parcours ton sillon
Je délivre tes sons
Je noie ton abandon
Je te donne mes mots
Je te serre à la taille
Je roule ta position
Je souffle mon air chaud
au creux de ton désir
...
jeudi 12 novembre 2009
Le mal des poètes
Sachant que la poésie parle essentiellement de soi, le grand mal des poètes est d'en écrire beaucoup plus que d'en savoir lire.
samedi 7 novembre 2009
Innocent au pays du con-sommateur
L'innocent est rare au pays du con-sommateur :
Qui envie les biens du puissant, perd innocence et virginité pour pas cher.
Qui peste contre les puissants, souvent oublie, qu'ils sont nourris par des con(s-)forts bien élevés.
Qui envie les biens du puissant, perd innocence et virginité pour pas cher.
Qui peste contre les puissants, souvent oublie, qu'ils sont nourris par des con(s-)forts bien élevés.
jeudi 5 novembre 2009
Déperversion
def - Action d'extraire la perversion
ex :
Il faut rendre à César ce qui lui appartient
Donne :
Il faut prendre à ces Arts
Ce qui luit n'appartient pas ...
ndla : Et pour la petite histoire - le pervers.
ex :
Il faut rendre à César ce qui lui appartient
Donne :
Il faut prendre à ces Arts
Ce qui luit n'appartient pas ...
ndla : Et pour la petite histoire - le pervers.
La chasse est ouverte
Accepta de bouffer la merde
A un moment voulu tout rendre
Puis s'étonnant de sa courante
Renacla à tirer la chiasse
A un moment voulu tout rendre
Puis s'étonnant de sa courante
Renacla à tirer la chiasse
Clair obscur
Chacun peut sombrer dans l'amour, la haine ou la tristesse
Il n'en sombre pas moins ...
dimanche 1 novembre 2009
Le livre de bord
Deux mois, oui, deux mois, c'est cela.
Soixante jours qui avaient du passer sans que je n'ai pu distinguer le matin ou le soir.
Il était mort et ma vie s'était mise entre parenthèses.
Mon corps avait bougé et je l'avais regardé faire sans en être autrement étonné.
Je me suis réveillé, quand il fallut ranger ses affaires.
Souvent, c'est à ces moments là de se dire "c'est drôle tout ce qu'on peut garder comme petites choses inutiles".
Lui c'était différent, il n'y avait rien. C'était comme si tout ce qui avait constitué sa vie avait fuit le navire dans les moments qui avaient précédé le naufrage en ne laissant que le livre de bord.
J'ai commencé à lire un peu machinalement, sans bien voir autre chose que de longs signes noirs. Il écrivait ainsi, sans s'arrêter, comme si sa pensée était d'une seule traite, sans autre faille que la page à tourner.
J'ai commencé à lire et là, tout doucement, progressivement, j'ai entendu sa voix ...
Crédit image : Diariste
Soixante jours qui avaient du passer sans que je n'ai pu distinguer le matin ou le soir.
Il était mort et ma vie s'était mise entre parenthèses.
Mon corps avait bougé et je l'avais regardé faire sans en être autrement étonné.
Je me suis réveillé, quand il fallut ranger ses affaires.
Souvent, c'est à ces moments là de se dire "c'est drôle tout ce qu'on peut garder comme petites choses inutiles".
Lui c'était différent, il n'y avait rien. C'était comme si tout ce qui avait constitué sa vie avait fuit le navire dans les moments qui avaient précédé le naufrage en ne laissant que le livre de bord.
J'ai commencé à lire un peu machinalement, sans bien voir autre chose que de longs signes noirs. Il écrivait ainsi, sans s'arrêter, comme si sa pensée était d'une seule traite, sans autre faille que la page à tourner.
J'ai commencé à lire et là, tout doucement, progressivement, j'ai entendu sa voix ...
Crédit image : Diariste
Le bon diable
"Je ne viendrais plus vous tourmenter" déclara-t-il d'un air affable.
"Voilà, j'ai reçu une nouvelle affectation, eu égard à mes bons et loyaux services : vous avez été reconnu apte à vous passer de moi".
Le bougre avait l'air si sincère, que je m'empressais de le croire et déjà,
d'objecter à ce choix.
"Mon bon diable, s'il vous plait restez ...
Si vous partez, à qui vais-je pouvoir attribuer mon sort ?
C'est une torture que vous m'infligez là !"
Le bon diable me regarda, narquois, se tourna et s'en fut, sur de n'avoir pas démérité en me laissant son petit cadeau de départ.
Crédit image : Diable de bronze église Sainte Marie à Lubeck
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